NOUVEAU BRUNSWICK - Le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick doublera les terres protégées dans la province, passant de 4,6 % à 10 % d'ici 2021.

Cette décision, prise la semaine dernière, a entraîné une certaine polarisation, avec l'appui des groupes de conservation et des environnementalistes et le scepticisme de l'industrie forestière.

Le ministre du Développement de l’énergie et des ressources naturelles Mike Holland, a déclaré à CBC News/Radio Canada qu'il n'y a pas d'entente avec l'industrie pour compenser pour le plan de conservation par un autre type d'incitatif. « Il s’agit d’une déclaration sur la conservation, » a-t-il dit. « L’objectif était d’accroître, d'améliorer, et d'augmenter l'empreinte de la conservation de la province du Nouveau-Brunswick. »

Dans le cadre de cette nouvelle orientation, certaines forêts auparavant coupées à blanc, pourraient devenir forêts protégées qui seraient laissées à se régénérer en forêts naturelles.

M. Holland a déclaré à CBC/Radio-Canada que son gouvernement à rencontrer de la résistance du grand public après qu'une entente plus fortement axée sur l'industrie avait été conclue en 2014. Il a dit que cette entente donnait à des entreprises comme J.D. Irving, qui a exercé de fortes pressions politiques en ce sens, un accès à 20% de terres supplémentaires pour l'exploitation forestière. Cet accord n'était pas axé sur la conservation.

Holland décidera des terres spécifiques à conserver avec l'aide des groupes de conservation, des Premières nations et de l'industrie des produits forestiers.

Have something to say? Share your thoughts with us in the comments below.